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   Jacques Brel

         See also:
    Mijn vlakke land (Le Plat Pays)
    Marieke

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    Mijn vlakke land
    Le plat pays
    Le port d’Amsterdam
    Marieke

“Le port d’Amsterdam” combines a powerful melancholic crescendo with a rich poetic account of the exploits of sailors on shore leave in Amsterdam.
The tune is a slightly modified version of the traditional English folk song Greensleeves.Brel never recorded this for a studio album, and his only version was released on the live album.

Brel worked on the song at his house overlooking the Mediterranean at Roquebrune-Cap-Martin, the house he shared with Sylvie Rivet, a publicist for Philips; a place she had introduced him to in 1960. “It was the ideal place for him to create, and to indulge his passion for boats and planes. One morning at six o’clock he read the words of Amsterdam to Fernand, a restaurateur who was about to set off fishing for scorpion fish and conger eels for the bouillabaisse. Overcome, Fernand broke out in sobs and cut open some sea urchins to help control his emotion.

Le port d’Amsterdam

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le coeur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s’entendre rire
Jusqu’à ce que tout à coup
L’accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu’en pleine lumière

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d’Amsterdam
De Hambourg ou d’ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam